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SOUL : L'ENGAGEMENT

A l'origine comme le Rock'n'Roll, la Soul exprime une rébellion. Le Soul Music c'est d'abord l'âme noire perceptible dans toutes les voix des musiques noires religieuses ( Gospel, Négro-Spiritual ) ou profanes ( Blues, Jazz, Rythm'n'Blues ).

Dans son «Encyclopédie du Rythm'n'Blues et de la Soul» Sébastien Danchin ( écrivain et musicien Français) parle des origines et du terme «Soul» en ces mots :

«Historiquement, le terme Soul reflète l'opiniâtreté d'une communauté qui a réussi à préserver son âme Africaine au long de plusieurs siècles de servitude. Le mot est apparu dans un contexte musical avec les créateurs de Jazz comme Horace Silver, Cannonball Adderley ou Milt Jackson qui entendent manifester par ce vocable aux fortes connotations mystique un respect profond, presque religieux, pour les racines de leur art. Le mot Soul rentre rapidement dans le vocabulaire du ghetto pour désigner l'essence même de cette Négritude chère à Aimé Cesaire et Leopold Sédar Senghor.» C'est à partir des années 60 que les songwriters noirs incorporent souvent un contenu social dans leur répertoire, loin des ballades sirupeuses dans lesquelles on cantonne si souvent le genre. Peter Guralnick ( grand critique musical ) affirme :


«Lorsque qu'elle quitta la clandestinité, la Soul accompagna quasiment chaque étape du développement du Mouvement des Droits Civiques. Son succès reflétait directement les gigantesques avancés de l'intégration, sa popularité était le miroir presque fidèle des bouleversements sociaux qui avaient lieu.»

SAM COOKE 

Au sein de la communauté afro américaine, certains reprochent à Ray Charles d'avoir mêlé de manière sacrilège religion et amour charnel dans le titre «I got a woman» en 1954. A sa suite, d'autres interprètes empruntent le même chemin à l'instar de Sam Cooke, consacrant ainsi la naissance de la Soul. Sam Cooke ne se contenta pas de cela, dans les années 60 il participera même et de manière active aux mouvements pour les droits civiques visant à l'égalité raciale en devenant l'un des piliers financiers de la NAACP ( The National Association for the Advancement of Colored People ). Lorsqu'il constate que les spectateurs sont placés selon la couleur de leur peau, il quitta un concert à Atlanta. Sam Cooke et Martin Luther King se rencontrèrent en 1963, il dira de lui dans ses mémoires :

« le bon docteur King, ils ont réussi à le descendre, mais ils ne pourront pas nous faire oublier son enseignement.» en 1964, il composa le titre «A Change is gonna come», titre poignant qui évoque les changements positifs qui interviennent enfin pour les Afro-Américains. Curtis Mayfield est animé quand à lui d'une conscience sociopolitique fièrement revendiquée dans des chansons aux titres évocateurs : « I'm so proud», «People get ready», «We're a Winner», «Choise Of Color» puis «We the people who are daker than blue» par Mayfield en solo. Ce dernier prêche la tolérance comme seul moyen pour parvenir à l'idéal de fraternité de Martin Luther King. «If there's hell below, we're all gonna go» reste le titre le plus engagé avec pour ouverture le fameux :

SISTERS! NIGGERS! WITHEYS! JEWS ! CRACKERS!



JAMES BROWN - COLD SWEAT ' LIVE 68 ' 

Quand James Brown , il exprime son refus du racisme en revendiquant brutalement sa négritude avec le titre percutant «Say it loud i'm black and i'm proud» en 1968 qui devient, l'hymne fédérateur des Black Panthers dès sa sortie.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

James Brown, enbleme d'une danse particulière mais tout aussi géniale que sa musique
& sam cooke, un classique egalement avec "a change is gonna come" (reprise par Otis Redding)& aussi "Twistin the night away" (chanson dont Mr. Redding encore une fois, s'est inspiré sous un autre nom : Shake)
Bel article.

personne-peut-test.Sky

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